
Règlementation pas appliquée.
Le niveau K qualifie le niveau d’isolation thermique global d’une habitation ; plus petit est le niveau K, meilleure est l’isolation thermique. Actuellement, en dépit des règlementations existantes, une grande partie des nouvelles constructions reste particulièrement énergivore. Tous les spécialistes reconnaissent que le coefficient d’isolation K55 (la norme d’isolation wallonne - K45 depuis septembre 2008) n’est presque jamais respecté, les constructions atteignant, au mieux, un coefficient entre 75 et 80 alors que bon nombre de demandes de permis d’urbanisme comprennent un calcul de K « arrangé ». Les logements consomment donc pour leurs besoins de chauffage bien plus que ce que la norme minimale d’isolation exige.
Les méthodes actuelles de construction de maisons sont basées sur une règlementation thermique dépassée; les normes d’isolation effectives sont insuffisantes et il n’existe aucune norme en matière de flux d’air.
De plus, cette règlementation, bien que peu exigeante, n’est toujours pas appliquée dans de nombreux bâtiments neufs. Alors à qui la faute ? En gros, à la plupart des intervenants mais surtout au manque de contrôle. Il est évident que pour concrétiser les exigences imposées, il est indispensable de disposer d’un cadre cohérent de contrôle de qualité, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.
Par ailleurs, les investissements réalisés lors de travaux de rénovation sont de rentabilité énergétique insuffisante alors que le parc résidentiel belge est composé à 80% de logements âgés de 20 ans ou plus et que les règlementations thermiques de l’époque étaient encore moins sévères que les prescriptions actuelles.