
Le parc résidentiel belge.
L’habitation classique du parc résidentiel belge est caractérisée par un coefficient d’isolation K100. Cette catégorie de logements consomme pour ses besoins de chauffage l’équivalent de plus 30 litres de mazout/m²/an (ou 30 m³ de gaz naturel/m²/an ou 300 KWh/m²/an).
Les méthodes actuelles de construction de maisons sont basées sur une règlementation thermique dépassée; les normes d’isolation effectives sont insuffisantes et il n’existe aucune norme en matière de flux d’air.
De plus, cette règlementation, bien que peu exigeante, n’est toujours pas appliquée dans de nombreux bâtiments neufs. Alors à qui la faute ? En gros, à la plupart des intervenants mais surtout au manque de contrôle. Il est évident que pour concrétiser les exigences imposées, il est indispensable de disposer d’un cadre cohérent de contrôle de qualité, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.
Par ailleurs, les investissements réalisés lors de travaux de rénovation sont de rentabilité énergétique insuffisante alors que le parc résidentiel belge est composé à 80% de logements âgés de 20 ans ou plus et que les règlementations thermiques de l’époque étaient encore moins sévères que les prescriptions actuelles.